samedi 25 novembre 2006

Premier interlude : Vous avez dit « Chaussée-Notre-Dame-Louvignies » ? - Deuxième partie...

La création de la commune remonte au 17 janvier 1805, date laquelle un décret impérial réunit les vollages jusque-là distincts de Chaussée-Notre-Datme et le Louvignies qui continuèrent toutefois à constituer deux paroisses. Cette situation ne devait plus être modifiée par la sute malgré les demandes de rétablissement de la commune de Louvignies qui furent faites vers 1817, en 1839 et 1859.



Comme son nom - cité pour la première fois en 1186 - l'indique, le village de Chaussée-Notre-Dame s'est formé autour d'une église dédiée à la Vierge, en un lieu traversé par l'ancienne chaussée romaine de Bavai à Asse et qui, jusqu'à présent n'a fait l'obejt d'aucune prospection archéologique. Sous l'ancien régime, il fit partie de la terre de Soignies, appartenant au chapitre de Saint-vncent, ui y possédait toute justice et était égalment collateur de la cure.

Né probablement à fin du XIIe siècle d'un dégrichment d'une partie de la frêt de Croqueroie, le village de Louvignies, quant à lui, constituait une seigneurie qui était un fief lige de la pairie de Silly. Ses détenteurs, qui furent aussi collateurs de la crue de l'église Sainte-Radegonde, ne sont vraiment bien connus qu'à parir de 1473, la signeurie passant successivement aux familles de Vertain, de Hun (fin XVe), de Sommaing (1576), de Dion (début XVIIé), van der Burch (1648-49) et de Paralta (1716). Après la révolution française, la châteu, atesté depuis le XVe s. , échut par mariage au Villégas de Saint-pierre qui le firent restaurer et agrandir en 1878.

Chaussée-Notre-Dame-Louvignies a étoujours été une commune essentiellement rurale. Au XIXe s., près de 90% de son territoire étaient consacrés à l'exploitation agricole, les terres de cultures étant largment prédominantes et produisant surtout des céréales, mais aussi du lin qui, vers 1830, alimentait vingt métiers à tisser. Le commerce des priduits du sol constituait évidemment l'une des activités des habitants dont une partie s'orienta toutefois aussi vers l'industrie de la pierre lorsque fut ouverte, au début du XXe, la carrière du Clypot au village voisin de Neufvilles.

Chaussée-Notre-Dame-Louvignies n'en continue pas moins à être vouée à l'agriculture et à l'élevage - en grande extension tout au long du siècle - et devient d'ailleurs en 1953 l'une des communes pilotes agricoles créées par les pouvoirs publics hennuyers. Cela étant, elle n'a pas manqué d'être touchée par l'exode rural qui est l'un des facteurs de dépopulations qui, en un siècle, lui a fait perdre près de 45% de ses habitants. La mise en zone verte du parc et des plantations du château de Louvignies ainsi que d'une aire de déchets d'exploitation de carrières procède des efforts entrepris pour conférer à la commune un caractère plus attractif, susceptible de développer l'habitat résidentiel.


(A. Fasseaux, Aperçu historique sur Chaussée-Notre-Dame-Louvignies en Hainaut, Ath, 1957)




(Extrait de : Communes de Belgique : dictionnaire d'histoire et de géographie administrative (Wallonie) de Hervé Hasquin, Renaissance du Livre, 1980)


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